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Installer Windows 11 et Ubuntu en dual boot sans casser son PC

Le dual boot Windows 11 Ubuntu reste utile, mais il se prépare. Voici la méthode sûre: sauvegarde, BitLocker, partitionnement, installation et retour arrière.

5 mars 2026 9 min
Installer Windows 11 et Ubuntu en dual boot sans casser son PC

Le dual boot Windows 11 et Ubuntu peut être très pratique : Windows reste disponible pour les logiciels métiers, les jeux ou certains périphériques, tandis qu'Ubuntu offre un environnement Linux propre pour le développement, les tests, l'administration ou la création numérique. Le vrai sujet n'est pourtant pas de “lancer l'installateur”. C'est de préparer le disque pour que Windows reste récupérable.

Pour approfondir ce point, consultez changer dns windows 11, qui traite plus précisément de changer dns sur windows 11 sans casser la connexion.

Une installation réussie est rarement spectaculaire. Elle commence par une sauvegarde, une clé BitLocker retrouvée, un espace disque préparé et quelques choix calmes dans l'UEFI. Ce guide reprend la méthode sûre, sans promettre que tous les PC réagiront pareil.

En bref
  • ✓Le dual boot consiste à installer Ubuntu à côté de Windows 11, puis à choisir le système au démarrage.
  • ✓La priorité n'est pas l'installation : c'est la sauvegarde complète et la récupération BitLocker.
  • ✓Sur un PC récent, travaillez en mode UEFI et ne supprimez jamais la partition EFI de Windows.
  • ✓Réduisez la partition Windows depuis Windows, puis installez Ubuntu dans l'espace libre.

Le dual boot Windows 11 Ubuntu en une réponse claire

La méthode tient en quelques étapes, mais chacune compte. Vérifiez la sauvegarde, la clé BitLocker et l'espace libre avant de continuer.

Pour installer Ubuntu à côté de Windows 11, sauvegardez vos données, vérifiez BitLocker, réduisez la partition Windows depuis Windows, créez une clé USB Ubuntu officielle, démarrez en UEFI sur cette clé, puis installez Ubuntu dans l'espace libre non alloué. Ne formatez pas la partition EFI de Windows et gardez un plan de retour arrière, surtout si le PC sert déjà au travail, contient des licences ou dépend d'une configuration réseau que vous ne sauriez pas reconstruire rapidement.

Ce n'est pas une simple application à désinstaller : le dual boot modifie l'organisation du disque et l'ordre de démarrage. C'est la raison pour laquelle la préparation compte autant que les écrans d'installation.

Grille de décision

Choisir la bonne méthode avant de toucher au disque

Décision

WSL

Vous voulez surtout des commandes Linux dans Windows ?

Impact décision : Commencez par WSL, sans modifier les partitions.

Décision

Machine virtuelle

Vous voulez tester Ubuntu avec retour arrière facile ?

Impact décision : Virtualisez avant de dédier un espace disque.

Décision

Dual boot

Vous utilisez Linux régulièrement avec besoin matériel natif ?

Impact décision : Préparez un vrai dual boot avec sauvegarde et clé BitLocker.

Quand le dual boot est une bonne idée

Le dual boot est pertinent si vous avez besoin de deux environnements natifs. Un développeur peut garder Windows pour certaines applications et utiliser Ubuntu pour Docker, scripts, outils Linux ou environnements serveur. Un technicien peut tester des commandes, des outils réseau ou des paquets sans virtualiser tout le système. Un créatif peut séparer un espace de travail expérimental d'une installation Windows stable, à condition d'accepter une discipline supplémentaire : mises à jour sur deux systèmes, sauvegardes plus lisibles et attention réelle aux choix de démarrage.

Il est moins pertinent si vous voulez seulement découvrir Linux pendant une soirée. Dans ce cas, une machine virtuelle, WSL ou une session live USB réduit le risque. Le dual boot se justifie quand Linux devient un vrai poste de travail, pas un simple essai.

  1. Bon cas : développement, tests Linux réguliers, besoin de performances natives.
  2. Cas à tester d'abord : simple curiosité, formation courte, usage occasionnel.
  3. Cas risqué : PC professionnel verrouillé, disque chiffré sans clé, sauvegarde absente.

Avant le dual boot, faut-il plutôt choisir WSL ou une machine virtuelle ?

Si votre besoin principal est de lancer des commandes Linux, compiler un projet ou manipuler des conteneurs depuis Windows, WSL peut suffire. Vous gardez Windows comme système principal, sans modifier les partitions, et vous évitez les problèmes d'ordre de démarrage. C'est souvent le meilleur premier choix pour un poste de travail professionnel.

Une machine virtuelle est plus adaptée si vous voulez tester Ubuntu comme environnement complet, avec interface graphique, logiciels et snapshots de retour arrière. Elle demande plus de mémoire et de puissance, mais elle protège mieux le disque principal. Le dual boot devient vraiment pertinent quand vous avez besoin de performances natives, d'un accès matériel direct ou d'un Linux utilisé régulièrement hors de Windows, car il engage alors votre façon de démarrer, de sauvegarder, de mettre à jour et de dépanner la machine au quotidien.

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Pour compléter cette lecture, Installer VirtualBox sur Windows 11 sans bloquer apporte des repères utiles sur installer virtualbox sur windows 11 sans bloquer sa première vm.

Les prérequis à vérifier avant l'installation

Commencez par sauvegarder les fichiers importants sur un support externe ou un cloud fiable. Une synchronisation automatique ne suffit pas toujours : vérifiez que les dossiers clés sont récupérables. Sur un poste de travail, ajoutez aussi les licences, profils, exports et documents locaux qui ne se retrouvent pas facilement. Vérifiez ensuite BitLocker, car beaucoup de PC Windows 11 récents utilisent le chiffrement de l'appareil sans que l'utilisateur l'ait vraiment remarqué. Avant de modifier le démarrage ou les partitions, assurez-vous de posséder la clé de récupération BitLocker.

Enfin, libérez de l'espace. Ubuntu peut fonctionner avec peu, mais une installation confortable demande plus qu'un minimum théorique. Si le disque est déjà saturé, commencez par nettoyer Windows ou ajoutez un second SSD. Installer deux systèmes sur un disque trop juste crée vite des mises à jour impossibles et des fichiers dispersés.

Checklist

Checklist avant de toucher aux partitions

Si un point manque, reportez l'installation. Un dual boot raté coûte plus cher qu'une préparation de vingt minutes.

  • ✓Sauvegarde testée sur un disque externe ou un stockage fiable.
  • ✓Clé de récupération BitLocker disponible dans le compte Microsoft ou imprimée.
  • ✓Espace libre suffisant pour Ubuntu et vos futurs fichiers.
  • ✓Clé USB Ubuntu créée depuis l'image officielle.
  • ✓Chargeur branché et mise en veille désactivée pendant l'installation.
  • ✓Plan de retour arrière : restauration Windows ou réinstallation propre.

Préparer Windows sans casser le disque

La réduction de partition doit se faire depuis Windows, dans l'outil de gestion des disques. Réduisez le volume principal pour créer un espace non alloué, puis laissez cet espace vide. Ne créez pas une partition Windows formatée “pour Ubuntu” si vous ne savez pas exactement ce que vous faites : l'installateur Ubuntu saura utiliser l'espace disponible.

Désactivez le démarrage rapide de Windows si vous constatez des partitions verrouillées ou des montages incohérents côté Linux. Ce réglage évite que Windows laisse certains volumes dans un état hybride. Sur un PC professionnel, vérifiez aussi les règles de l'entreprise : un firmware verrouillé ou une politique BitLocker peut empêcher l'installation.

Si un réglage vous échappe, notez-le avant de redémarrer. Vous éviterez de dépanner à l'aveugle.

Pour approfondir ce point, consultez supprimer fichiers récents windows 10, qui traite plus précisément de supprimer les fichiers récents windows 10 sans effacer vos documents.

Clé USB et disque de sauvegarde avant une installation en dual boot
Sauvegarde, clé USB et espace non alloué : les trois éléments qui évitent la majorité des blocages.

Créer la clé USB Ubuntu

Téléchargez l'image depuis le site officiel Ubuntu, puis créez la clé avec un outil fiable. L'objectif est d'obtenir une clé amorçable en UEFI, pas simplement de copier le fichier ISO sur une clé USB. Une fois la clé prête, redémarrez le PC et ouvrez le menu de démarrage du constructeur. Choisissez l'entrée USB en mode UEFI si plusieurs options apparaissent, car mélanger ancien mode BIOS/Legacy et installation Windows en UEFI complique le démarrage. Sur un PC Windows 11 récent, la configuration attendue est presque toujours UEFI + table GPT.

Avant d'installer, lancez la session d'essai Ubuntu quand elle est proposée. Vérifiez le Wi-Fi, le clavier, l'affichage, le pavé tactile et la sortie audio. Si un élément essentiel ne fonctionne pas en session live, notez-le avant de modifier le disque.

Installer Ubuntu à côté de Windows 11

Dans l'installateur, choisissez l'option d'installation à côté de Windows si elle est proposée clairement. Si vous passez par le partitionnement manuel, sélectionnez uniquement l'espace libre préparé. Ne touchez pas aux partitions Windows existantes, ni à la partition EFI, sauf si vous savez précisément ce que l'installateur demande pour y placer le chargeur d'amorçage.

Pour un usage classique, une partition racine Ubuntu suffit. Les utilisateurs avancés peuvent séparer /home, mais cela n'est pas obligatoire pour un premier dual boot. Le plus important reste la lisibilité du disque : vous devez pouvoir reconnaître ce qui appartient à Windows et ce qui appartient à Ubuntu.

À la fin, redémarrez sans la clé USB. Le menu de démarrage peut afficher Ubuntu, Windows Boot Manager ou un menu GRUB selon la configuration. Testez immédiatement les deux entrées. Un dual boot n'est validé que lorsque Windows et Ubuntu démarrent tous les deux.

Pour approfondir ce point, consultez windows management framework, qui traite plus précisément de windows management framework, comprendre wmf avant d’installer.

Secure Boot, BitLocker et ordre de démarrage

Secure Boot n'est pas forcément l'ennemi. Ubuntu est conçu pour fonctionner avec Secure Boot sur de nombreux PC, mais certains pilotes ou modules peuvent demander une action supplémentaire. Ne désactivez pas tout par réflexe : modifiez un seul réglage à la fois, notez-le, puis testez. BitLocker mérite autant d'attention, car une modification du firmware, de l'ordre de boot ou du chargeur d'amorçage peut déclencher une demande de clé de récupération. Ce n'est pas une panne, c'est la protection qui réagit, mais sans clé vous perdez l'accès pratique à Windows.

Si le PC redémarre toujours sur Windows, ouvrez l'UEFI et vérifiez l'ordre de démarrage. Si le PC redémarre toujours sur Ubuntu, cherchez l'entrée Windows Boot Manager dans le menu. L'objectif n'est pas d'effacer l'un ou l'autre, mais de choisir l'entrée par défaut la plus logique pour votre usage.

Après l'installation, les contrôles indispensables

Une fois Ubuntu lancé, installez les mises à jour, vérifiez les pilotes proposés et testez vos usages réels. Ouvrez aussi Windows, lancez Windows Update et contrôlez que BitLocker ne signale pas d'anomalie. Cette double vérification évite de découvrir un problème trois semaines plus tard, au moment d'une urgence, quand un client attend un fichier, qu'une réunion commence ou qu'une mise à jour firmware vient de modifier l'ordre de démarrage. Créez ensuite une routine simple, compréhensible par vous-même dans trois mois, sans ouvrir ce guide.

Gardez vos fichiers de travail dans le système où vous les utilisez le plus, ou dans une partition de données prévue pour cela. Évitez de modifier les dossiers système Windows depuis Ubuntu. Lire un document est une chose ; manipuler une installation Windows depuis Linux en est une autre.

ContrôlePourquoi le faireMoment idéal
Démarrer WindowsValider que l'ancien système reste accessibleJuste après installation
Démarrer UbuntuValider le chargeur et les pilotes de baseJuste après installation
Tester Wi-Fi et veilleRepérer les soucis matériels courantsPremier jour
Vérifier sauvegardePréparer une suppression ou une réparation futureAprès stabilisation
Contrôles de démarrage après une installation Windows Ubuntu en dual boot
Après installation, testez les deux systèmes et notez les réglages UEFI avant de modifier quoi que ce soit.

Les erreurs qui cassent le plus souvent un dual boot

La première erreur est de formater la mauvaise partition. Un intitulé peu clair, une taille proche ou une mauvaise habitude peut suffire. Avant de cliquer, comparez les tailles, les types, l'emplacement et le contexte : une partition EFI est petite, une partition Windows occupe souvent l'essentiel du disque, tandis que l'espace Ubuntu doit correspondre à la zone libérée volontairement. Si vous hésitez, arrêtez l'installation.

Pour approfondir ce point, consultez Caméra IP PoE extérieure : installer proprement, qui traite plus précisément de caméra ip poe extérieure : installer proprement et sécuriser le réseau.

La deuxième erreur consiste à ignorer BitLocker. Beaucoup de tutoriels supposent un PC non chiffré, alors que Windows 11 arrive souvent avec un chiffrement actif. La troisième erreur est de changer plusieurs réglages UEFI en même temps : Secure Boot, ordre de démarrage, mode SATA, TPM. En cas de panne, vous ne savez plus quel changement a provoqué le blocage.

La dernière erreur est de croire que le dual boot remplace une stratégie de sauvegarde. Deux systèmes sur un même disque restent dépendants du même matériel. Si le SSD tombe en panne, les deux installations disparaissent.

Comment supprimer Ubuntu proprement si besoin

Si vous ne voulez plus de dual boot, ne supprimez pas les partitions Linux au hasard depuis un outil inconnu. Sauvegardez d'abord, démarrez Windows, identifiez les partitions Ubuntu, supprimez-les, puis étendez éventuellement le volume Windows. Ensuite, vérifiez que Windows Boot Manager est l'entrée prioritaire dans l'UEFI. Si un menu GRUB apparaît encore, il faudra peut-être nettoyer l'entrée de démarrage ou réparer l'amorçage Windows. Ce n'est pas dramatique, mais c'est une opération à faire méthodiquement.

Ne cherchez pas à tout corriger en une fois. Commencez par retrouver l'entrée Windows Boot Manager dans l'UEFI.

Le verdict avant de se lancer

Le dual boot Windows 11 Ubuntu est une bonne solution si vous avez un usage régulier de Linux et que vous voulez des performances natives. Il est moins pertinent pour une simple découverte ou sur un PC professionnel verrouillé.

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  • Dans le doute, choisissez d'abord l'option qui laisse Windows et le disque inchangés.
  • Commencez par WSL, une machine virtuelle ou une clé live si vous voulez seulement essayer.
  • Avant de partitionner, retrouvez votre clé BitLocker et ouvrez réellement votre sauvegarde.
  • Si vous installez ensuite, gardez l'ordre suivant : sauvegarde, BitLocker, espace libre, clé officielle, test des deux systèmes.
Lina Rivière
À propos de l'auteur Lina Rivière

Lina Rivière s'intéresse à la cybersécurité et partage ses découvertes pour aider le grand public et les PME à mieux se protéger. Elle assure une veille permanente sur le…

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